mercredi 5 novembre 2008

Penang, Malaisie, île de contrastes






Nous avons passé 3 jours à Penang pour nos démarches de visa business et comme il ne nous aura pris que quelques dizaines de minutes pour faire les papiers (le reste étant de l’attente de retour des documents de l’ambassade) nous avons pu visiter l’île dont j’ignorais jusqu’alors l’existence–et par la même bien souffrir de la chaleur !
A l’instar de Singapour, Penang est une île cosmopolite où se cotoient malais, chinois, indiens et donc en même temps que les ethnies, les religions. Des temples bouddhistes chinois jouxtent les temples hindouistes qui eux-mêmes peuvent faire face à une mosquée, nombreuses églises méthodistes, baptistes sont aussi du paysage.
Il semblerait que dans les zones urbaines où le mélange des religions est quasiment une tradition ancestrale, le bon voisinnage religieux est de mise, tous vivent ensemble dans une apparente harmonie. Quant on connait les affrontements qui sévissent au Nord du pays, à la frontière Thailandaise, zone plus rurale, cela laisse songeur…
Au-delà des religions, ce sont aussi les classes sociales et les générations qui se mélangent.
Nous avons eu la surprise de voir de nombreuses personnes agées (et quand je dis agées, je veux dire au-delà de 80 ans) certains conduisant même des rickshaws –ainsi dénommés ici, tout comme en Inde, connus sous le nom de cyclos au Vietnam, ces vélos poussant les passagers, d’autres tenant une boutique, ou encore, peut être plus chanceux, ceux qui étaient tout simplement devant chez eux.
Bien sûr le pays est majoritairement peuplé de jeunes, mais la présence de ces « vieux » n’en rend que plus béant le fossé générationnel qui divise le pays, entre la tradition et la modernité, entre les autels aux ancêtres qui trônent dans chaque foyer –que l’on peut facilement « espionner » depuis les fenêtres donnant sur la rue- et l’autel dressé à la consommation au travers des grands centres commerciaux.

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